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Lille – Chelsea : la VAR au cœur du match

Lille – Chelsea : la VAR au cœur du match

Chelsea affrontait, hier soir, le Losc pour le match retour de la League des Champions. La double confrontation s’est soldée par la qualification du club londonien suite à leur victoire au match aller et au match retour. La VAR à pourtant relancé le Losc sur leur pelouse, mais ça n’a pas suffit pour s’offrir la qualification. La VAR prend une place très importante, depuis son entrée en vigueur, et impacte l’issue des matchs. Mais au fait, l’arbitre de champ peut-il utiliser la VAR à sa guise ? Explications.
La VAR c’est quoi déjà ? 🤓

La VAR ou “Video Assistant Referees” en anglais, ou encore assistance vidéo à l’arbitrage (AVA) en français, est un dispositif qui a pour objectif d’aider ponctuellement, sur certaines situations, l’arbitre de champ à prendre des décisions importantes lors d’un match. Durant tout le match, l’arbitre de champ est assisté, à distance, par des arbitres assistants vidéo (AAV) et des techniciens, appelés les opérateurs de relecture (RO). Dans un véhicule spécialisé situé à l’extérieur du stade, ou dans une pièce dédiée (la salle d’opération vidéo, ou VOR), ils ont les yeux rivés sur des écrans et analysent en temps réel les images de jeu. Ces images leur sont présentées sous plusieurs angles, grâce à plusieurs caméras disséminées autour du terrain. Elles leur permettent de tout visualiser, en replay, en gros plan et en slow motion. L’outil est une avancée technologique qui a pour but de faire évoluer le football et surtout d’aider les arbitres de football à revoir une séquence de jeu pour prendre les bonnes décisions après une analyse en replay.

Quelles sont les situations où la VAR peut-être utilisée ?

La VAR peut être utilisée pour 4 types de décisions :

  • Lorsque la validité d’un but est débattue (car une faute ou un hors-jeu en serait apparemment à l’origine) 
  • Lorsqu’il est difficile de savoir si une faute mérite un carton rouge ou non 
  • Lorsque se pose la question d’accorder un penalty (et que l’arbitre estime ne pas avoir bien vu ce qui s’est passé) 
  • Lorsqu’il y a un doute sur l’identité de celui qui a commis une faute.

Lors de ces 4 situations bien spécifiques, les arbitres assistants vidéo communiquent avec l’arbitre principal via une oreillette. Il a ensuite 3 possibilités :

  • Annuler une décision qu’il venait de prendre;
  • S’en tenir à sa décision initiale;
  • Revoir lui-même l’incident sur un écran placé sur le côté du terrain. 

Dans tous les cas, sa décision est censée être meilleure que s’il ne faisait confiance qu’à ses yeux.

Comment marche la VAR ?

Quand un incident se produit, il y a alors deux cas de figure. Soit l’arbitre estime qu’il a besoin de plus d’éclaircissements sur l’action, il demande alors la vérification aux arbitres assistants vidéos ou inversement, ce sont ces mêmes arbitres assistants qui informent l’arbitre sur le terrain qu’une action doit être analysée. Suite au visionnage, les arbitres assistants vidéos indiquent ce que la vidéo (VAR) montre et transmettent le verdict à l’arbitre de champ. S’il le souhaite, l’arbitre principal peut aller vérifier lui-même avant de se prononcer.

Cellule d’analyse des arbitres vidéos
Quel est le protocole de la VAR ? 

L’IFAB, l’International Football Association Board est l’instance qui détermine et fait évoluer les règles du jeu du football. Cette instance édicte les documents techniques relatifs au protocole de la VAR. Ainsi, comme expliqué plus haut, la VAR ne peut être utilisée que pour quatre types d’incidents susceptibles de « changer le cours d’un match ».

Pour les buts, les penaltys et certains cartons rouges directs (exemple : annihiler une occasion de but manifeste), la vérification peut comprendre la phase offensive ayant mené à l’incident (y compris la manière dont le ballon a été récupéré), mais pas la reprise de jeu qui est consécutive à cette phase offensive.

Le visionnage des séquences vidéo peut être demandé par l’arbitre ou effectué à l’initiative des arbitres assistants vidéo. Après analyse de la situation, ceux-ci en informent l’arbitre par oreillette, qui prend la décision appropriée, le cas échéant après être allé consulter la vidéo lui-même sur le bord du terrain, dans la zone de visionnage. Mais aucune décision n’est prise par les arbitres assistants vidéos : ils soutiennent uniquement l’arbitre principal dans le processus décisionnel. 

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